
À l'ancienne École des beaux-arts de Montréal
Ouvert tous les jours de midi à 18h, les jeudis prolongation jusqu'à 21h.
Du 1er au 31 mai 2011.
Sylvie Cotton est une artiste interdisciplinaire dont la recherche, amorcée en 1997, est liée aux pratiques de la performance, de l’art action, du dessin et de l’écriture. Ses thèmes de prédilection sont avant tout l’identité, le rapport à l’autre, le corps et le temps. L’artiste cherche à créer des situations propices à la rencontre avec autrui. « Sans l’autre, il n’y a pas d’oeuvre. Même si un artiste fait de la peinture selon la plus orthodoxe des traditions, il n’est rien sans l’autre. C’est pourquoi j’en reviens souvent à citer Filiou à propos de la vie qui rend l’art si intéressant.» De ces situations fortuites naissent un échange intime entre l’artiste et un inconnu. De ces débuts timides d’infiltration dans le monde de l’Autre, Sylvie Cotton opère depuis 2001 de manière plus directe en créant des ateliers collectifs ou en invitant les passants. Son travail s’inscrit principalement in situ et in spiritu dans des lieux privés ou publics.
Source : Association pour le développement des pratiques artistiques contemporaines, interview de Mélanie Perrier, 4 mars 2006.
Sylvie Cotton a occupé l’espace qui lui a été offert comme s’il s’agissait d’un atelier où elle a travaillé pendant deux semaines. L’installation qu’elle a réalisée résulte de l’agencement entre des œuvres anciennes et d’autres réalisées sur place. Ce travail rappelle le caractère éphémère de toute situation. Le thème du hasard a été traité par l’artiste à travers la notion « d’union » qui s’est matérialisée dans les confettis issus de tous les textes sur l’art et la muséologie qu’elle a lus pendant ses études universitaires. Cette union devient le symbole entre la théorie et la pratique. Cette idée se décline ensuite en plusieurs propositions se projetant de plus en plus vers le domaine de l’intime: union matérielle, sensorielle, perceptuelle, amoureuse, sexuelle et cellulaire. L’artiste invite le visiteur à s’asseoir sur un banc pour prendre le temps de contempler l'installation et tous ses détails. La luminosité et la blancheur des pièces présentées privilégient un environnement méditatif.


